17 septembre 2018

James Reese Europe et l'arrivée du Jazz en Europe

Conférence de Guillaume Kosmicki, musicologue, enseignant, conférencier, intervenant sur France Culture

lundi 17 septembre 2018 salle Arletty

Le 1er janvier 1918, le 369 ème régiment d’infanterie du corps expéditionnaire américain, composé de soldats noirs issus du 15 ème régiment de la Garde nationale de New York, débarque à Brest.
Sa fanfare, dirigée par le lieutenant James Reese Europe, improvise alors un petit concert dont le premier morceau est une Marseillaise jouée de façon syncopée, à la manière d’un ragtime, que le public met beaucoup de temps à reconnaître.
Cet événement historique marque une des premières prestations d’un orchestre de jazz américain en France. Les concerts se multiplient dans de nombreuses villes au cours de l’année 1918.
Ces hommes passent sous commandement français et finissent par être envoyés au front où ils s’illustrent dans les combats, ce qui leur vaudra le qualificatif de « Harlem Hellfighters ».
Il s’agit là encore d’un événement historique, car l’armée américaine n’avait jamais envisagé d’armer ses soldats noirs, qu’elle réservait aux tâches subalternes.
La conférence de Guillaume Kosmicki revient sur cet épisode méconnu de la Grande Guerre, qui lui permet d’approfondir trois thèmes :
- les origines du jazz, appelé à conquérir le monde et à devenir l’un des genres les plus féconds du XXe siècle
- la vie de James Reese Europe et de quelques-uns de ses musiciens, qui participeront ensuite à la grande aventure du jazz (Noble Sissle, Franck De Broit, Eugene Mikell)
- un regard sur la situation des Noirs et la ségrégation dans l’Amérique du début du centenaire.

24 septembre 2018

A LA TABLE DU MOYEN-ÂGE

Conférence de Maelle Thomas-Bourgneuf, Diplômée de chinois, d'Histoire de l’époque et de sociologie et conférencière sur la spiritualité dans la peinture, la vie culturelle et sociale au Moyen-Age, l’art et la philosophie dans la Chine ancienne.

Lundi 24 septembre 2018 - 18h00 - Salle Arletty

De l’antiquité, le Moyen-Âge a hérité de deux modèles de production et d’alimentation rigoureusement opposés : la culture grecque et la culture romaine. De plus, après l’an mille, une deuxième opposition va naître : les cives (citadins) et les rustici (paysans). Enfin,  à l’intérieur de ces oppositions, encore trois autres divisions : la société médiévale comprend les bellatores (les nobles), les oratores (l’ordre des religieux) et les laboratores (ceux qui travaillent).
Chacun de ces groupes est soumis à des normes alimentaires précises selon le rang social auquel il appartient. Elle stipule que nourritures et boissons ainsi que la façon de les consommer se doivent d’afficher aux yeux de tous, le statut occupé par chacun.
On verra donc comment sont classés les aliments (animaux et végétaux) et quelles valeurs leurs sont données avant de faire un petit tour à la table des uns et des autres.
Grâce aux livres de recettes de cuisines (genre littéraire qui naquit en Europe entre le XIIIème et XIVème siècle), on pourra apprécier cette « cuisine des saveurs, cuisine des valeurs » bouleversée par l’arrivée des épices et aromates.
En conclusion, les participants pourront noter des recettes de leur choix, à concocter chez eux ou avec le groupe, pour avoir une idée de ce que mangeaient nos ancêtres.

1er octobre 2018

La santé électronique

Conférence de Daniel Battu, ingénieur en chef honoraire des Télécommunications, consultant en réseaux et spécialiste en normalisation internationale, rédacteur en chef du Webzine. Ancien chercheur du CNET et enseignant du multimédia à l’Université Paris-Dauphine.

Lundi 1er octobre 2018 - 18h00 - Salle Arletty

La nouvelle « santé électronique ». Les gadgets électroniques liés à la santé et au bien-être se multiplient. Peut-on se fier à toutes les propositions commerciales relatives à la santé qui sont formulées sur Internet ? En fait, il
faut considérer ces innovations d’une façon plus large. Les TIC (technologies de l’information et de la communication, dont Internet) envahissent le domaine de la santé dans sa totalité et elles vont en changer
les règles d’usage, au domicile comme à l’hôpital, et dans tous les pays.
Cette transformation est conduite sur la base d’un important travail de normalisation auquel contribue le monde entier, car l’objectif global est quadruple : il vise à améliorer la qualité des soins, réduire les erreurs médicales, unifier les procédures et diminuer les coûts des services de santé. Mais ces travaux de normalisation opposent en même temps des intérêts industriels et des traditions culturelles ancestrales. Chaque pays
souhaite pouvoir résoudre ses propres problèmes d’ordre social ou démographique grâce à l’informatique et aux nouveaux réseaux de communication. L’enjeu social et humain est capital, et des avancées techniques commencent à émerger. Mais la technologie médicale normalisée permettra-t-elle de résoudre les problèmes de chaque pays dans des délais acceptables ?

 

8 octobre 2018

Amédée Maingard

Projection et débat en présence du réalisateur Michel Vuillermet

Lundi 8 octobre 2018 - 18h00 - Salle Arletty

Amédée Maingard, une histoire mauricienne est un documentaire de 60 minutes, écrit et réalisé par Michel Vuillermet dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance.
Amédée Maingard (1918-1981) jeta les bases d’une industrie touristique et releva le défi de lancer la compagnie Air Mauritius. Il fut d’abord un résistant dans la Seconde Guerre mondiale, avant de devenir un capitaine d’industrie visionnaire. Ses initiatives feront décoller le taux de croissance du pays.